Carrie de Stephen King

jeudi 21 octobre 2021


Éditeur : Le Livre de Poche
Poche : 282 pages
Sortie : 1974
Prix : 7€40
Où trouver Stephen King : Twitter 

À dix-sept ans, solitaire, timide et pas vraiment jolie, Carrie White vit un calvaire, victime du fanatisme religieux de sa mère et des moqueries incessantes de ses camarades de classe. Sans compter ce don, cet étrange pouvoir de déplacer les objets à distance, bien qu'elle le maîtrise encore avec difficulté...
Un jour, cependant, la chance paraît lui sourire. Tommy Ross, le seul garçon qui semble la comprendre et l'aimer, l'invite au bal de printemps de l'école. Une marque d'attention qu'elle n'aurait jamais espérée, et peut-être même le signe d'un renouveau ! Loin d'être la souillonne que tous fustigent, elle resplendit et se sent renaître à la vie. Mais c'est compter sans l'aigreur et la mesquinerie des autres élèves.
Cette invitation, trop belle pour être vraie, ne cache-t-elle pas un piège plus cruel encore que les autres ?


♦ Mon avis dans les grandes lignes : 
Carrie est le premier roman de Stephen King à avoir été publié. Je me souviens l’avoir lu il y a très longtemps. A l’époque, je devais 10-11 ans, j’en ai maintenant 35.
Je n’avais plus vraiment de souvenirs concernant ce livre, mais je me rappelais du film qui ne m’avait pas laissé un souvenir intarissable (je compte le revoir d'ailleurs).
A la suite de mon petit challenge de (re)lire TOUT les romans de King par ordre de publication, je me suis donc lancé...

♦ Le personnage de Carrie :
Carrie est vraiment un personnage très étrange, auquel il m’a été très difficile de m’attacher (et à l’issu de ma lecture, je n’y suis pas encore totalement parvenu). Je ne serais dire pourquoi mais j’ai eu l’étrange sensation que l’auteur faisait tout pour la rendre détestable. Même si c’est à cause d’elle que le grand drame a lieu, même si c’est LE personnage principal de ce roman, ce n’est pas celle qui est finalement le plus développée.
Au final, il y a peu à dire sur Carrie. Maltraité par une mère complètement folle, persécuté dans son lycée, c’est un personnage blessé qui finit par totalement perdre pied.

♦ La mère de Carrie :
C’est le mal par excellence, la folie à l’état pure. Elle cache cette fameuse folie par sa croyance, elle ne vit que pour prier et mener la vie dure à sa fille. Toute trace de féminité pour elle est un péché. Alors imaginez le jour où elle apprend que sa fille a ses règles.  

♦ Le style de l’auteur :
On sent de suite qu’il s’agit d’une de ses premières œuvres. Son style n’est pas encore celui qu’on lui connait. C’est encore une période où il se cherchait. Pourtant, quelques pistes sont lancées, sur ce qui deviendra au fil des années sa marque de fabrique. Ici, pas de chapitres, juste des paragraphes coupés par des extraits de rapports, de journaux se situant bien après la scène finale nous laissant comprendre dès le début que tout ne finira pas bien pour Carrie, mais pas seulement... 

♦ Ce qui m'a réellement plu dans ce livre :
L’aspect « témoignage » (même si je regrette l’absence de chapitres). Les faits ont été tellement bien retranscrits qu’on a vraiment la sensation qu’il s’agit d’une histoire vraie. J’avais parfois la sensation étrange de lire un documentaire.
Stephen King prend vraiment le temps de nous balader, incrustant même au fil de son histoire de « fausses » coupures presse et des interviews des témoins censés être présents lors du fameux soir. 
Stephen King a toujours eu le don de faire surgir l’horreur là où on l’attend le moins…

♦ Ce que je n'ai pas aimé :
La froideur qui se dégage de Carrie. Etant le personnage principal, je m’attendais vraiment à plus m’y attacher. Ici, quelque-chose bloque, je ne serais expliquer quoi. Parfois, j’avais vraiment la sensation étrange que même Stephen King n'aimait pas Carrie

♦ Le petit mot pour la fin ?
Si vous désirez commencer à lire du Stephen King, nul doute que vous devriez commencer par celui-ci. De plus, étant son tout premier roman, cela vous permettra de vous lancer de manière douce (et de voir son évolution au fil de vos découvertes) dans l’univers de cet auteur bourré de talent.

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